mardi 18 novembre 2008

Nuits Grises


Nous ne serons plus ensemble !
Et la stupeur me frappe.
Je ne sens plus l'oxygène.
Je ne respire plus la vie
Au fond de mon lit les sanglots me secouent

Je perce mon cœur
D'aiguilles brulantes pour découvrir que je suis
Je perce mon cœur
Cellule de mon cœur, je suis bâillonné

La douleur mon esprit tiraille
Puis les larmes jaillissent
Quand tes sens me manquent
Quand je vois que tu te nommeras Absence.
La tête sur l'oreiller je ne peux pas dormir.

Je perce mon cœur
D'aiguilles brulantes pour savoir que je suis
Je perce mon cœur
Cellule de mon cœur, je suis ton prisonnier

Ce sont les nuits grises
Entre l'insomnie et le sommeil
Où mon visage disparait, disparait, disparait.
Livide, cadavérique, chimérique.
Je ne ressemble à plus rien
Le plafond m'observe de son grand œil blanc

Je perce mon cœur
D'aiguilles brulantes pour reconnaître que je suis
Je perce mon cœur
Cellule de mon cœur, je suis condamné

Je blanchis mes nuits pour oublier qui je suis
Je noircis mes jours de pensées sombres
Tout devient gris
Le spleen nappe mes envies d'étranges noirceurs.
Tu es la substance que je n'aurai plus.

Je perce mon cœur
D'aiguilles brulantes pour voir que je suis
Je perce mon cœur
Cellule de mon cœur, je voudrai me libérer.

Perdre toute chaleur nocturne
Et devenir le Papillon de Lune
Nous étions, nous deviendrons.
Maintenant chacun dans son Vent…
Toi ma Cellule pour toujours...

Je t'aime

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