
Je te vois descente, je m'approche de toi à toute vapeur.
Quelques gouttes de mon corps dégoulinent sur mon front, la peur.
Quelques gouttes à gouttes de ciel instillent l'asphalte, la pluie.
Vrombis le tonnerre dans les cieux de suie
Grondent les terribles Dieux en colère.
Quelques gouttes de mon corps dégoulinent sur mon front, la peur.
Quelques gouttes à gouttes de ciel instillent l'asphalte, la pluie.
Vrombis le tonnerre dans les cieux de suie
Grondent les terribles Dieux en colère.
Je devrais aborder car j'appréhende cette descente.
Et pourtant… et pourtant je m'élance sur la pente démente,
N' oyant aucun anxieux, superstitieux ou pieux.
La vitesse grise mon esprit audacieux,
Mes roues font le bruit d'un rouleau prélevant de la peinture austère.
Et pourtant… et pourtant je m'élance sur la pente démente,
N' oyant aucun anxieux, superstitieux ou pieux.
La vitesse grise mon esprit audacieux,
Mes roues font le bruit d'un rouleau prélevant de la peinture austère.
Un virage mal négocié, c'est la glissade,
Une chute rapide, c'est la cascade.
Le grand son de ma carcasse s'étendant de tout son long, flasque.
Le crissement du dérapage de la barque,
Le murmure de mes vêtements se déchirant…
Une chute rapide, c'est la cascade.
Le grand son de ma carcasse s'étendant de tout son long, flasque.
Le crissement du dérapage de la barque,
Le murmure de mes vêtements se déchirant…
Mon corps est étalé sur la surface noire…
Ma mesektet à cylindres a chaviré…
Le silence lourd qui vient après l'échouage…
L'ondée qui se termine…
Ma mesektet à cylindres a chaviré…
Le silence lourd qui vient après l'échouage…
L'ondée qui se termine…
Un piéton moustachu accourt à mon secours comme un missile.
Après s'être inquiété de mon état, il s'en va dans les affluents de la vile ville.
Il n'y a plus rien à faire.
J'ai donné mon sang à la Terre Mère…
En n'écoutant que mon courage et pas l'univers.
Après s'être inquiété de mon état, il s'en va dans les affluents de la vile ville.
Il n'y a plus rien à faire.
J'ai donné mon sang à la Terre Mère…
En n'écoutant que mon courage et pas l'univers.
La peau de mon bras droit a brûlé sur la mer de bitume chaud
Ma rotule s'est protégée en rentrant dans son genou finaud
Mes éraflures brûlent car les bactéries affluent par houle
La douleur se répand avec une impression qui me saoule.
C'est l'injection naturelle d'adrénaline anti-maux qui déborde pour nous satisfaire.
Ma rotule s'est protégée en rentrant dans son genou finaud
Mes éraflures brûlent car les bactéries affluent par houle
La douleur se répand avec une impression qui me saoule.
C'est l'injection naturelle d'adrénaline anti-maux qui déborde pour nous satisfaire.
Etait-ce la dernière descente sur les vagues routières?
Le dernier frison de vélocité sur l'océan des artères ?
Les derniers maux du Capitaine qui se fracasse?
Il est tant bon de naviguer sur la noirâtre et collante caillasse…
Et la souffrance s'efface quand vient me soigner l'ambulancière…
Le dernier frison de vélocité sur l'océan des artères ?
Les derniers maux du Capitaine qui se fracasse?
Il est tant bon de naviguer sur la noirâtre et collante caillasse…
Et la souffrance s'efface quand vient me soigner l'ambulancière…
Alors...

1 commentaire:
"Etait-ce la dernière descente sur les vagues routières?"
on espère la dernière chute en tout cas.. parce que la dernière descente, j'y crois pas trop..
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