lundi 25 janvier 2010

René Burri, made in Züri, viva la révolution...

Voici un photographe qui m'est cher. J'aime son style épuré, ses lignes, les ombres qu'il utilise... De plus, ses photos du Che son beaucoup plus intéressantes que celles que nous pouvons voir partout. Admirez...

vendredi 8 janvier 2010

Période de soldes

Hey ! Salut toi… Ça fait longtemps que je ne t'ai pas vu. Ça fait longtemps que je n'ai pas regardé au fond de mes pensées en les écrivant sur ton corps noir. L'écrit vain doit redevenir l'Écrit.

C'est la période des soldes. C'est le moment de fouiller ! Farfouiller, fouiner, trifouiller, tripatouiller et triturer la tripe de mes trips. Car c'est un trip… que d'être un Humain... en rédigeant...


mardi 22 décembre 2009

Enjoy Tattoos from UK


Une connaissance m'a fait découvrir un Anglais dont les travaux doivent être vus :







Je trouve son style déconstruit très intéressant. Il y a les points graphiques comme sur "Cards" qui me plaisent, les tâches, les coulées, la couleur verte derrière le Joker, les grosses parties noires, les écritures rouges...

En fait, j'ai pris rendez-vous aujourd'hui pour aller me faire graver le corps... Et même si ce n'est pas mon baptême, je me réjouis :)

lundi 16 novembre 2009

Allègrement

Une photographe avec de la peinture qui gicle, des portraits qui arrachent et des corps qui effleurent les sentiments, je vous présente : Lara Alegre

mardi 20 octobre 2009

Pas con !


What the superior man seeks is in himself, what the small man seeks is in others". (Confucius)

lundi 3 août 2009

La Loi du Talion est un plat qui se mange froid

CertainEs se demandent parfois pourquoi je suis si mauvais quand quelqu'un m'attaque verbalement. Et bien je ne supporte pas les on-dit, les rapporteurs de tous bords, les entremêleurs, les menteurs et les intrigants.

Si vous venez me racontez pareilles salades et que cela me concerne moi ou mon clan, attendez-vous à recevoir la même chose en retour mais très froid comme une barre glacée dans les dents. Si vous désirez m'ennuyer n'hésiter pas à me raconter ce que d'autres vous ont conté sur ma personne. Si vous souhaitez me dire quelque chose, n'utilisez pas les autres. Je suis là. Je peux vous écouter et je peux reconnaître mes tords.

Ainsi j'adopte ces deux expressions : "La vengeance est un plat qui se mange froid" et "Œil pour Œil, dent pour dent", pour n'en faire plus qu'une : "La Loi du Talion est un plat qui se mange froid".

La première a pour synonyme "Rira bien qui rira le dernier". Malheureusement elle n'a pas de trace dans l'histoire. Il semblerait qu'elle vienne de l'allemand.

L'autre expression quant à elle vient de la "Loi du Talion". Celle-ci apparaît en 1730 avant JC dans le code d'Hammourabi qui était alors le Roi de Babylone.


Cette loi applique la vengeance individuelle à condition que la peine soit pareille au crime commis. C'est-à-dire que si un homme se faisait couper un pied durant une bataille, la loi du Talion l'autorisait à en faire de même sur son adversaire. Avant cette loi, avant cette époque ancienne, rien n'indiquait que la vengeance devait être égale au préjudice subit, elle pouvait être très supérieure. Alors l'humain inventa cette règle.

"Œil pour œil, dent pour dent" signifie que l'on souhaite infliger à une personne une vengeance égale à ce qu'elle nous a fait subir.

Pour s'élever un peu de la pensée ancienne, il ne faut pas omettre d'abreuver ses pensées d'autres mots plus positifs et primitifs aussi :
  • "L'homme qui cultive sa vengeance se consume. Celui qui l'ignore se renie." (Proverbe Comanche)
  • "Œil pour œil et le monde sera aveugle." (Mohandas Karamchand Gandhi)
Finalement tout ça doit bien donner la balance d'une certaine justice universelle.
A méditer...

mercredi 29 juillet 2009

La Pin-up se fait singer

Il y a quelques mois, en décembre exactement, j'avais cherché à me procurer "The Great American Pin-up" de Charles G. Martignette & Louis K. Meisel aux Editions Taschen.

Mais ce livre étant épuisé, je pensais qu'il avait totalement disparu de la planète bleue. Heureusement qu'une babouine de libraire aux grands talents, Rocky Art, l'a trouvé sur le web.

Aujourd'hui c'est en son honneur et pour la remercier, très tendrement, que je vous propose une oeuvre que j'ai nommé : "La Pin-up se fait singer". Pour le primate, Rocky Art comprendra. Par contre je ne sais pas encore si cette image se trouve dans ce livre, ni le nom de son auteur... à suivre...

lundi 13 juillet 2009

Rends-toi au Monstre !

Il faut désormais oublier le soleil, Rocky Art et Billie La Chatte…
Les balades en caravane sont terminées, la voiture est rangée.
Les nuits à la belle étoile retournent dans les contes bohémiens, dans les songes des poètes, dans les yeux de vagabonds des campagnes.
Il faut laisser ces matinées câlines au fond de ma mémoire,
Il faut oublier les petits déjeuners à 13 heures avec comme bruit de fond les corneilles, les moineaux et autres oiseaux.
Il faut abandonner ces chaudes soirées de bonheur.
Il faut, il faut, il faut les enfouir dans mon être…
Tout au fond de ma tête.
Il faudrait...
Mais je ne le ferai pas.

Cela sera ma réserve de joie pour affronter les journées au sombre bagne.
Elle était bonne l'oisiveté avec ces amiEs qui font aussi ce que je suis.
Dans ces moments où nous nous sommes apprivoisés, rapprochés.
Toi, moi, la Féline, nous et le Temps…
Nous nous sommes aimés et nous nous aimerons malgré le trublion tourbillon monétaire et existentiel.
Et nous rattraperons ces minutes que le Capital nous vole...

-- - - c o u p u r e - - - ---------------

Mesdames et Messieurs, j'ai le grand honneur de vous présenter,
Le Grand Capital et Le Bonheur de Labeur, vos grands amis de tous les jours qui ne vous quitteront que lorsque mort s'en suive. A vous de survivre. Attention ! Attention ! Vous ne pouvez manquer ce que vous allez expérimenter : des folies passagères, des Burns Out programmés, du stress accumulés, des nerfs qui font mal, des têtes qui chauffent et s'emballent de mille graines à la saveur de migraine, des énervements sporadiques, des médicaments prescrits, des coups de gueules, des coups bas, des coups de couteau, des langues de bois, des langues de vipères, des gueules de bois, des harcèlements psychologiques futiles, des insomnies extraordinaires, des visites chez les trifouilleurs de pensées, des rendez-vous manqués avec sa vie privée, des tristesses et des frustrations à flanquer aux visages des personnes qui vous sont chères, des heures où vous oublierez votre âme, des minutes de libertés volées à votre vie (ça, ça compte pour la mort !). Venez ! Rentrez dans le Monde fantastique du Monde du Travail. Ici, jamais vous ne vous ennuierez car c'est ici que vous mourrez.

- o n -

Il est lundi 13 juillet 2009.
Voici plus de trois heures, trois minutes, trente secondes et trente centièmes, que je suis revenu dans la bouche du vieux Monstre.
Il faut encore donner au Monde. Donner plus.
Donner de sa plus belle surface, sa plus jolie face, farce et attrape.
Donner toute son inventivité, toute sa créativité. Tout.
Prenez et mangez ; ceci est mon corps livré pour vous. Buvez-en tous, ceci est mon sang.
C'est certain, je suis de nouveau dans le système, au cœur de son interface qui m'a happé.
Le bourdonnement électrique de la Bête vrombit dans mes oreilles.
Je suis de nouveau sur la fréquence de la Besogne.
Quelle horreur !
Où sont passés mes couleurs, mes odeurs, mes amiEs, ma chérie et Billie ?


J'ai repris mon numéro :
C6X8N.76.150.219
Mis une chemise avec un col qui colle
Enfilé des pantalons longs tout propres.
Chaussé de petites chaussures qui brillent.
Mis ma combinaison de forçat,
Revetis ma camisole sans que l'on ne me force.
Ouvert les dossiers
Enclenché l'ordinateur
Formaté mon cerveau en mode "Arbeit macht frei"
Je suis le Champion de la Mondialisation qui ne s'altère pas !

Et maintenant que me reste-il à faire ?
M'attacher, m'atteler, m'harnacher, me brider, me brosser, pour affronter la vie que je mors à pleines dents…
Le mord dans les dents,
La mort dans la tête…
Tout ceci pour gagner le merveilleux tiercé d'une vie professionnelle tracée d'illusions, en croquant des pommes comme de jolis chevaux dociles.

- o f f -

mardi 26 mai 2009

Destin


"Renier son passé, c'est se tronquer. L'assumer en le dépassant fait du destin une destinée".

Par Marcel Mélançon, absorbé de "L'homme de la manic ou la terre de Caïn"

mercredi 13 mai 2009

Annie Bertram


Annie Bertram est originaire de Leipzig en Allemagne.

Elle est devenue peu à peu célèbre grâce à des photos de groupes comme Blutengel ou Terminal Choice. Madame Bertram illustre leur disque ou prend des clichés qui font les couvertures de magazines tels que le célèbre Gothic Beauty américain ou le Gothic Magazine allemand.

Après "Die Farbe der Traüme" (La couleur des rêves) en 2004, cette artiste autodidacte a participé en 2006 à un projet collectif à Berlin puis à Baden. Un an plus tard, elle a exposé à Londres. Puis en 2008, c’est la sortie de "Wahre Märchen" (Vrais contes de fées), exposition soutenue par Hans Ruedi Giger, créateur des premiers monstres jouant dans Alien. Pour son dernier travail, elle imagine autrement les vues des contes populaires de Grimm et d'Andersen.

Et comme dit l'artiste au sujet de "Vrais contes de fées" : "Certes, l’ambiance est lourde, mais détrompez-vous, ma réinterprétation de ces contes n’est pas morbide. Elle illumine leur part sombre. Par exemple, mourir, pour la petite sirène, n’est pas absolument négatif. Car la mort lui permet de changer de condition, de monde…"

Haïku > Sans_titre_1


T U.E.
Le Sud disparaît

lundi 11 mai 2009

Dernière descente…


Je te vois descente, je m'approche de toi à toute vapeur.
Quelques gouttes de mon corps dégoulinent sur mon front, la peur.
Quelques gouttes à gouttes de ciel instillent l'asphalte, la pluie.
Vrombis le tonnerre dans les cieux de suie
Grondent les terribles Dieux en colère.

Je devrais aborder car j'appréhende cette descente.
Et pourtant… et pourtant je m'élance sur la pente démente,
N' oyant aucun anxieux, superstitieux ou pieux.
La vitesse grise mon esprit audacieux,
Mes roues font le bruit d'un rouleau prélevant de la peinture austère.
Un virage mal négocié, c'est la glissade,
Une chute rapide, c'est la cascade.
Le grand son de ma carcasse s'étendant de tout son long, flasque.
Le crissement du dérapage de la barque,
Le murmure de mes vêtements se déchirant…

Mon corps est étalé sur la surface noire…
Ma mesektet à cylindres a chaviré…
Le silence lourd qui vient après l'échouage…
L'ondée qui se termine…


Un piéton moustachu accourt à mon secours comme un missile.
Après s'être inquiété de mon état, il s'en va dans les affluents de la vile ville.
Il n'y a plus rien à faire.
J'ai donné mon sang à la Terre Mère…
En n'écoutant que mon courage et pas l'univers.


La peau de mon bras droit a brûlé sur la mer de bitume chaud
Ma rotule s'est protégée en rentrant dans son genou finaud
Mes éraflures brûlent car les bactéries affluent par houle
La douleur se répand avec une impression qui me saoule.
C'est l'injection naturelle d'adrénaline anti-maux qui déborde pour nous satisfaire.

Etait-ce la dernière descente sur les vagues routières?
Le dernier frison de vélocité sur l'océan des artères ?
Les derniers maux du Capitaine qui se fracasse?
Il est tant bon de naviguer sur la noirâtre et collante caillasse…
Et la souffrance s'efface quand vient me soigner l'ambulancière…

Alors...

jeudi 30 avril 2009

Diane Arbus (1923 – 1971)

Si Rocky Art ne m'avait pas renseigné... je ne connaitrai ni le nom, ni les œuvres de cette photographe new-yorkaise. Comme cela serait dommage ! Merci Miss Art pour la diffusion de ta culture.

J'ai donc le plaisir de vous présenter l'illustre : Diane Arbus.

Ses clichés dépeignent une certaine vue des états-unienNEs dans les années soixante. En effet, elle a su panacher son travail de personnages ordinaires mêlés à des gens peu communs (nains, travestis, handicapés mentaux).

De plus la vie de cette personne s'est terminée dans des circonstances tragiques : un suicide aux barbituriques suivi de la taillade de ses veines ! Excellent, n'est-il pas?

Pour vous faire profiter de son œuvre, voici quelques photos que je trouve intéressantes :
  • "Untitled (2)", 1970-71
  • "Seated Man in a bra and Stocking", NYC, 1967
  • "Child with a Toy Hand Grenade in Central Park", NYC, 1962
  • "A young Brooklyn Family going for a Sunday outing", NYC, 1966
Si vous souhaitez examiner d'avantage les photos de Diane Arbus, je vous conseille de cliquer sur la >> galerie .

Coeur et foie… mieux, c'est chaud

T'es dans mon cœur, j'veux pas t'avoir dans mes peurs…
J'te veux bonheur, j'veux pas t'voir dans le malheur…
J'suis un gosse avec une tête d'adulte sans os
En plus j'suis un loubard mais pas un clébard
En fait, j'fais l'imbécile… c'est plus facile…
Aussi j'sais qu't'es pas mon maître mais si j'fais trop l'toqué, tu me détacheras...
Pourtant j'préfère être tout simplement heureux… Faudrait pour ça que je sois plus chaleureux…
Même si j'aime la difficulté, rarement il y a d'heureuses opportunités.
Pis quand j'me perds… j'ai pas envie que lâchent tes nerfs…
C'est toi qu'est dans ma peau, faut qu'je remette mon cerveau à niveau…
Parfois j'm'oublie et mon égo devient autiste de folie…
Pourtant à deux, à deux c'est beaucoup mieux
Alors quand la route me déroute… J'f'rais mieux d'venir à toi qui écoute.
Mon oreille posée sur ta bouche pour qu'à l'intérieur ça m'touche…
Faut qu'je bouge en actions positives pour ne pas être sur la touche.
Avec toi nous ferons du bon piano. Car "Chi va piano, va sano e va lontano"…
Lontano ! même si c'est loin, c'est là-bas qu'veux aller avec toi synchro…
Et j'sais qu'faut qu'je joue doucement, pour ne pas t'perdre rapidement.
T'es la plus importante dans ma vie d'mystères, de mystères dans ma foi délétère.
Aujourd'hui, dans mon cœur et dans mon foie, c'est là que t'es ma fois.
T'es ma foi, ma religion, mon nouveau nom.
J't'aime Rocky Art

mercredi 11 mars 2009

( : Mes de2ux Sœurs : )

L'une de sang commun
L'autre d'une vie commune

Si l'une peut me redonner tout mon faste
L'autre peut être néfaste

Ce sont mes deux sœurs

Deux sœurs qui me tiennent à cœur
Deux sœurs qui me font parfois peur

L'une vit dans le soleil
L'autre dans la glace

Si l'une est le paradis
L'autre peut être l'enfer

L'une a cherché puis a trouvé
L'autre sonde encore ce qu'elle peut découvrir

Si l'une est saine
L'autre est toxique

L'une de jour
L'autre de nuit

Si l'une peut être posée
L'autre à tout moment peut exploser

L'une se forme avec intelligence
L'autre se reforme avec élégance

Ce sont mes deux sœurs

Si l'une vit au bout du monde
L'autre vit au coin de ma rue

L'une est une guérisseuse
L'autre une petite sorcière

Si l'une à la peau blanche
L'autre porte des arabesques encrées sur son corps

Quand l'une me manque
L'autre devient une dépendance

Mes deux sœurs sont l'image du Ying et du Yang
L'une est blanche
L'autre est noire
Ce sont des dominos qui me dominent
Un savant mélange de bien et de mal,
De savoir-faire ou de savoir tout défaire.

Si l''une me guide
L'autre se perd.

Les deux ont une forte personnalité
Les deux possèdent une grande individualité
Les deux sont charmantes
Les deux sont pétillantes
Les deux ne sont jamais seules
Les deux savent aimer ou détester avec conviction.


Ce sont mes deux sœurs

jeudi 26 février 2009

Fresque en vie

Le sombre fou éclairé que je suis s'alarme...
Car je sais qu'il est mal de se faire du mal à l'âme...
En retournant chaque nuit dans les images que procurent les vins délicieux.
Nectars délicieux mais très douteux, suspicieux.
*----------------------------*
Ma vie ressemble à une fresque moyenâgeuse effilochée.
A force de repasser dessus
A force de passer dessous
De la tirer en long et en large
D'aller se promener trop au large
De lui ajouter des couleurs
De lui enlever des douleurs
D'y intégrer des personnages
D'éviter les orages
D'essuyer les taches
De peindre des attaches
Maintenant elle craque de tous côtés !
+----------------------------+
L'insensé Pirate que je suis, devient un matou sauvage
Ne se laissant plus soigner
Ne se laissant plus dorloter
Ne laissant plus aller à l'esclavage
^----------------------------^
Les Muses m'amusent
Quand avec moi elles s'amusent…
Vous êtes d'exquises marquises du désir
Même si trop d'envies, tuent l'envie,
Même si trop de vie, tue la vie.
>----------------------------<
Maintenant je pourrais me fixer
Me poser et respirer
Mais je préfère, évoluer dans ces eaux troubles…
Nager et haleter…
Mais avec l'interdiction de tous nous noyer !

lundi 23 février 2009

Sorcière : définition


Sorcière :
1/ Horrible et repoussante vieille femme, en perverse activité avec le diable.
2/ Belle et attirante jeune personne, dont les perverses activités dépassent le diable.

Extrait de : "Le dictionnaire du Diable" par Ambrose Bierce

mercredi 18 février 2009

Elle(s) panique(nt)

C'est une formidable chanson du nouvel album d'Olivia Ruiz qui s'intitule : Miss Météores. Il sortira le 13 avril 2009. Cette petite trompette, cette joie et cette bonne humeur ! J'adore.

Hein? Mais est-ce vraiment le ChaPirate qui a écrit cela ?! ;)

Cette air me fait penser à une femme que j'ai rencontrée et aimée énormément et à d'autres qui inspirent encore mes nuits... Je dédicace donc cette song à vous toutes Mesdames malgré les doutes qui vous entourent... Vous n'êtes pas seules, vous n'êtes pas les seules.

"Elle panique" d'Olivia Ruiz

Elle panique
A l'idée d'en faire trop
De vieillir prématurément
Elle panique
A l'idée d'être de trop
Ou de s'ennuyer un instant
Elle a peur que tu t'en ailles
Peur de tes représailles
Elle a peur pour son p'tit frère
Elle a peur
Peur pour son derrière

Elle panique
Elle panique

Fous-moi la paix ma sale caboche
Tu ne me feras pas sombrer
Je t'aurai à grands coups de pioche
Si tu ne laisses pas tomber
Elle flippe qu'on ne l'aime plus
Elle balise de s'aimer un jour
Ça pressure, ça la tue
Ça lessive dans son tambour
Elle veut pas finir seule et moche
Elle veut qu'on s'inquiète pour elle
Elle veut pas voir de la bidoche
Ni se laisser des poils sous les aisselles

Elle panique
Elle panique

Fous-moi la paix ma vieille caboche
Je suis rincée
Tu ne me fous pas la pétoche
Et je ne veux plus t'écouter
Fous-moi la paix ou j'te taloche
Je me sens toute démantelée
Sur moi tes questions ricochent
Inutile de te fatiguer

Elle panique...
Elle panique...
Elle panique…

vendredi 13 février 2009

Dames marines et marins du petit matin



Quand sonne la corne de brume brune
Je sors des plumes au rythme de la lune
En une autre forme se transforme mon malin petit matin.
S'échouent un à un les dames marines et les marins
Qui livrent ivres ce qu'ils viennent de survivre.
Dans cette fin nocturne où encore quelques discours sont à poursuivre...


Leurs odeurs de vins s'évaporent de leurs becs
Ils sentent alors comme de vieux fûts en bois secs
Ils boucanent comme du poisson les verts produits de la Jamaïque
Et les volutes de fumées les rend apathiques.
Les sons de l'archipel vibrent sur les feuilles du palmier
L'équipée s'accroche aux cordages pour ne pas se noyer...


Puis ils viennent à se coucher
L'ébriété les a touchés, brisés puis coulés
Ils ne sont alors plus que des vils baleinots
Des animaux abreuvés sans cerveau
Rêvant d'aventures et de beaux lendemains.
D'autres lendemains où ils vivront encore tôt les matins…


Et le ChaPirate, maître de son île, toujours accueillera
Ces fières gaillards et ces femmes salées à la forte aura.
Titubants, ils aborderont ce lieu comme de fiers flibustiers
Poursuivi par tant de gens tirant sur leurs idées comme une tyrannique armée
Au fil des marées, accosteront sur l'île les artistes des eaux amères.
Montrant leurs trésors de mots et de maux débarquants d'autres sphères...


Noctures qui blanchissent mes nuits...
Je suis l'ombre sombre vivant dans vos journées...
Le lien entre les humains de la nuit et ceux du jour...